samedi 23 janvier 2010

Environnement : Compte-rendu du Conseil Supérieur des Installations Classées du mois d’octobre 2009 : précisions sur le calendrier de mise en œuvre du décret relatif à la nomenclature d’enregistrement

 

Lors de cette séance, le CSIC revient sur la procédure dite « d’enregistrement » instaurée par l’ordonnance du 11 juin 2009 qui a pour objet d’instaurer un régime intermédiaire entre les régimes de déclaration et d’autorisation des installations classées.

 

Rappelons que l'objectif de la réforme est une meilleure mobilisation des moyens de l'action publique pour recentrer l'intervention de l'Etat, d'une part sur les dossiers présentant un fort enjeu au plan de la protection de l'environnement et, d'autre part, sur le contrôle des installations.


L'objectif est également d'alléger les procédures administratives pour les petites installations dans les cas où il existe des risques significatifs justifiant un examen préalable du projet par l'inspection des installations classées, mais qui peuvent être prévenus par le respect de prescriptions standardisées.

Dans ce cadre, le président s’enquiert du calendrier de mise en œuvre du texte relatif à la modification de la nomenclature des installations classées.

 

La définition des secteurs pouvant basculer vers le régime d’enregistrement s’inscrit à cet égard dans le processus normal d’élaboration de la nomenclature : le texte modifiant la nomenclature est un décret en Conseil d’Etat pris après concertation des professionnels et des associations de protection de l’environnement et avis du Conseil supérieur des installations classées.

 

L’on observera rapidement que certains domaines ne pourront pas basculer dans le régime d’enregistrement.

 

On sait, en effet, que plusieurs directives imposent de mener des études d’impact ou de danger systématiques pour certaines activités. Ainsi, par nature, le régime d’enregistrement ne peut s’appliquer qu’à des installations standardisées pour lesquelles il est possible de fixer des prescriptions techniques indépendamment des particularités de l’installation et du contexte local.

 

Ainsi, certaines installations, même de petite taille, ne pourront pas se prêter à cet exercice de prescriptions standardisées. Les installations qui présentent un potentiel de risque trop important sont également exclues de ce régime d’enregistrement.

 

Ce sont ainsi 30 % des ICPE autorisées qui seront éligibles au régime d’enregistrement. 

 

C’est la raison pour laquelle le rapporteur conclut au fait qu’il est nécessaire de réserver le régime d’enregistrement aux installations standardisées ne présentant pas trop de grands risques accidentels ou chroniques et qui ne font pas l’objet d’une opposition locale.

 

L’objectif à court terme est de viser une vingtaine de rubriques parmi les plus répandues qui permettrait de basculer environ 20 % des installations industrielles actuellement soumises à autorisation dans le nouveau régime.

 

L’intention est ainsi de faire entrer le bas de la fourchette du régime d’autorisation dans le régime d’enregistrement et de conserver un régime d’autorisation pour les plus importantes installations.

 

Un débat se forme alors autour de la sévérité des arrêtés. Ainsi, certains estiment que les industriels auront souvent à rester dans le régime des autorisations

 

Plusieurs membres du Conseil estiment que la concertation a été trop rapide sur le premier train de dispositions, et qu’elle doit impérativement se poursuivre. Il est en conséquence demandé qu’une procédure de travail plus sereine soit relancée avec, cette fois-ci la coopération pleine et entière des professionnels. Par ailleurs, certains arrêtés de prescriptions générales pourront être reportés si la concertation n’est pas considérée comme suffisante. 

 

Il n’en reste pas moins que le président rappelle que de nombreux arrêtés types d’enregistrement sont proche d’arrêtés types récents de déclarations.  Il est confirmé que les textes s’aligneront sur les arrêtés types de déclaration dès lors qu’ils seront suffisamment récents.

 

Limite entre pouvoir adjudicateur et entité adjudicatrice : le Conseil d’Etat se prononce

CE, 14 décembre 2009, Département du Cher, n°330052

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La personne publique doit apporter aux candidats à l’attribution d’une délégation de service public, avant le dépôt de leur offre, une information sur les critères de sélection des offres

CE, 23 décembre 2009, Etablissement public du musée et du domaine national de Versailles, n°328827

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Il est loisible aux conseils généraux de prendre des délibérations ayant pour objet d’émettre des vœux quant à l’absence de culture d’OGM sur leur territoire

CE, 30 décembre 2009, Département du Gers, n°308514

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Une convention d’occupation d’un stade ne peut pas être requalifiée en une délégation de service public dès lors que le critère de la rémunération substantielle par les usagers n’est pas établi

CE, 13 janvier 2010, Association Paris Jean Bouin, n°s 329576, 329625

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vendredi 8 janvier 2010

Les comptes-rendus du CSIC - BDEDI novembre 2009 page 5

Les comptes-rendus du CSIC - BDEDI novembre 2009 page 5

Nouvelles prescriptions pour les rubriques 2570, 2930 et 2940

Demande de dérogation : le CSIC se prononce sur la couverture finale d'un stockage de 2 millions de m3 de déchets

Modification de la nomenclature dans le secteur des déchets : la révision est en marche !

Grenelles de la Mer : 138 engagements du livre bleu ont été arrêtés lors de la table ronde finales des 10 et 15 juillet 2009

La clarification attendue du cadre juridique des installations photovoltaïques au sol

Décret n°2009-1414 du 19 novembre 2009 relatif aux procédures administratives applicables à certains ouvrages de production d’électricité

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L’information par l’administration sur les recours préalable ne doit pas être ambigüe

CE, 4 décembre 2009, Ministre de l’immigration c/MH, n° 324284

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La prolifération des algues vertes coûte 24 000 € à l’Etat …

CAA Nantes, 1er décembre 2009, Ministre de l’Ecologie c/association Halte aux marées vertes, n°07NT037

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Les marchés de définition épinglés par la CJUE

CJUE, affaire c-299/08, arrêt du 10 décembre 2009

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Le guide des bonnes pratiques en matière de marchés publics a été publié au JO du 31 décembre 2009

La circulaire d’application du code des marchés publics prend désormais la forme d’un « guide de bonnes pratiques ». Ce guide est destiné à expliciter les dispositions du code des marchés publics.

Une refonte de la circulaire du 3 août 2006 portant manuel d’application du code a été rendue nécessaire par les nombreuses modifications apportées depuis la fin de l’année 2008 au droit des marchés public.

Ce guide, qui ne présente pas de caractère réglementaire, se substitue à la circulaire de 2006.

Le parti a été pris d’illustrer les recommandations par des références jurisprudentielles, ce qui permet de donner des exemples précis, et d’étayer avec un soin particulier les conseils apportés aux acteurs de la commande publique.

 

Publication au JO du 31 décembre 2009 des textes modifiant les seuils : décret n° 2009-1702 du 30 décembre 2009 et arrêté du 30 décembre 2009

Tous les deux ans, les seuils des directives européennes sur les marchés publics sont révisés par la Commission européenne de manière à respecter les engagements internationaux de l’Union pris en vertu de l’Accord plurilatéral sur les marchés publics de l'Organisation mondiale du commerce.

Un règlement de la Commission a été publié le 1erdécembre 2009 au JOUE (Règlement CE n° 1177/2009) fixant les nouveaux seuils pour la période allant du 1er janvier 2010 au 31 décembre 2011.

L’attention des acheteurs publics est appelée sur la nécessité de respecter ces nouveaux seuils, tant pour la détermination des procédures à mettre en oeuvre que pour les mesures de publicité à effectuer, à l’occasion des procédures pour lesquelles une consultation aura été engagée ou un avis d’appel à la concurrence aura été envoyé à la publication à partir du 1er janvier 2010.